20ème lame : la vacuité de Nagajurna Famille : Sagesse Effet : changement de perspective La citation : Jamais, nulle part, rien qui surgisse, ni de soi-même, ni d’autre chose, ni des deux à la fois, ni sans cause Synthèse : je prends refuge dans l’interdépendance des choses et des événements Peut-être vous est-il déjà arrivé de prendre conscience du fait que certains concepts asiatiques soient parfaitement intraduisibles dans notre pensée occidentale. C’est le cas de la vacuité. Peut-être avez-vous pressenti qu’il doit pouvoir exister un entre-deux, une voie du milieu entre les expressions « il y a » et « il n’y a pas ». La vacuité désigne l’absence d’essence propre des choses. C’est à dire qu’elles ne peuvent exister seules, par elles-mêmes. Nagajurna nous invite à comprendre que rien ne peut exister sans être en interdépendance avec le reste. Il en est de même pour notre « je ». L’exercice : amusons-nous à dessiner le réseau d’interdépendance de notre dîner. D’où viennent les féculents dans notre assiette, qui les a produits, transportés, vendus, redistribués. D’où vient l’eau qui les a faits poussés etc. etc. Bio express : moine, philosophe, écrivain et grand penseur du bouddhisme du 2ème siècle, né dans le sud-est de l’Inde. Il est l’un des premiers abbés d’un monastère qui deviendra la plus grande université de l’Inde ancienne. L’anecdote : son nom viendrait des Nagas (Naga-Ajurna, qui subjugue les Naga), des divinités serpentiformes qui l’auraient emmené un temps dans leur propre monde pour lui livrer certains enseignements du bouddha. Le temps des Naga se déroulant beaucoup plus lentement, cela expliquerait pourquoi il aurait vécu plus de 600 années humaines. Merveilleuse semaine !